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mercredi 5 janvier 2011

Tête première aux abords du Gange



Un nouvel article qui a été publié dans l'édition du 31 décembre 2010 sur notre périple. Complété quelques heures avant notre départ au sud de la frontière népalaise, le ton de mes réponses peut sembler un peu pessimiste, surtout vers la fin de l'article. Il faut pas trop se déprimer: IL Y A DE L'ESPOIR. Sinon, aussi bien jeter la serviette !

Petite précision importante: dans le sommaire de l'article, on y mentionne que "les membres de cette famille de Wotton se promettent d'aller plonger tête première aux abords du Gange".

On parle ici de plonger dans la culture indienne et non dans la rivière. N'ayez craintes, après avoir vu et senti le Gange, je vous assure qu'il faut une spiritualité très forte et un système immunitaire presqu'invincible pour y plonger tête première.. Plus de détails et de photos bientot.

vendredi 24 décembre 2010

Une petite pensée pour nous...



et une grosse pensée pour vous en ce temps des fêtes. On vous revient avec nos souhaits "officiels" bientôt ! Merci à notre journal local Les Actualités et à Nathalie Hurdle pour cet article qui permettra à nos concitoyens de la MRC Des Sources d'avoir des petites nouvelles sur l'évolution de notre périple en terre népalaise. Vous pouvez cliquer sur l'image pour le consulter.

Pour les nouveaux lecteurs qui se joignent à nous pour la première fois, on vous dit BIENVENUE !

mardi 21 septembre 2010

Un concours et une front page à Baddichar



Page frontispice du journal local avec Annik et François en vedette dans l'article de gauche. La seule grosse erreur de l'article est la suivante: ils ont dit que nous étions américains!

Bon, une autre histoire loufoque. Il n’y a qu’à moi que ces histoires arrivent. Il y a 2 semaines, nous nous rendions dans un village nommé Baddichar pour célébrer la Teej, le festival des femmes. Le festival en soi dure un mois et certaines activités ont lieu un peu partout au Népal.

À Baddichar, ils ont décidé de faire un concours de chants et de danses pour les femmes. EDS, l’organisme pour lequel François travaille, s'occuperait de l'organisation du concours, de la logistique et de l'animation. L'équipe d'EDS a donc décidé stratégiquement qu’elle profiterait de la journée pour glisser des petites séances subtiles de sensibilisation sur l’hygiène de base comme se laver les mains après certaines activités quotidiennes et sur l'importance de boire une eau filtrée et chlorée. 

La veille, un des collègues de François me disait : « tu va porter ton sari rouge, hein Annik ? ». Je lui avais dit que je l’apporterais. Le lendemain, je décidai de ne pas l’apporter sachant qu’une longue route d’autobus et de chaleur nous attendait. Je ne voulais pas le porter. J’arrive donc pour prendre le bus et il me taquine en me disant : « tu as apporté ton sari Annik? » Je lui réponds : non. Il semblait tout déçu alors je lui ai dit que j’irais le chercher si le bus me déposait chez nous. C’est ce qui s’est passé.

Nous voilà donc partis pour Baddichar, il est 8h30 AM environ. Nous nous arrêtons, prenons le thé et attendons des participants du concours. Ensuite le marché pour ramasser les speakers, les micros, le système de son. Bref, le matos quoi ! Ensuite des arrêts, des arrêts et encore des arrêts. Ça n’en finissait plus. Nous sommes arrivés à destination vers 11h45. Le temps réel est de 1h15 en autobus. Ah, j’oubliais, il y avait eu un glissement de terrain durant la nuit précédente. Nous avons donc marché  un bon bout puisque l’autobus était coincée dans la boue….

Arrivés au village, on mange quoi? Dal Bhatt tarkari, question de faire changement. Là, après le repas, les femmes me disent: "tu vas te changer?" Dans quel piège je me suis prise encore. Je vais donc me changer, me déguiser avec mon sari rouge à l’aide de 4-5 femmes. Un fois habillée, j’allaite, chose très difficile vous devinerez avec le kit de sari.

Une fois accoutrée, on me demande d’aller m’asseoir à l’avant de la scène avec François. Jusque là ça va. Ensuite, Rudra, le collègue à François m’informe spontanément que : JE VAIS OUVRIR LA CÉRÉMONIE EN DANSANT ! QUOI !?%$*&" C’est une blague, je me dis intérieurement, mais non c’est vrai : un VRAI CAUCHEMAR.  Bon, il m’informe que je danserai avec un Monsieur X que je ne connais mais qui aux dires, est important. Cela m’importe peu, je n’ai pas trop la tête à danser devant 400 personnes.


Bon, je descends et je commence à danser. Le monsieur lui, ne semble pas vouloir danser. Je suis contente, je peux me sauver… Pas si vite Annik ! Des femmes veulent aussi danser avec toi. Amusez-vous à regarder la vidéo. J’ai donc eu la chance de danser à maintes reprises lors de la journée. Mes talents de danseuse népalaise se sont améliorés.


À l'intérieur du journal, d'autre photos... Je suis à droite 1ere rangée, dansant avec Jagat, un collègue de François qui animait la journée (celui au microphone en bas et dans la vidéo) Pas besoin de dire que l'équipe d'EDS n'était pas peu fier de ce petit coup médiatique. Il parait que la radio nationale et la télévision régionale y étaient également. Des gens que nous croisions dans la rue dans les jours qui ont suivis nous disaient qu'ils m'avait vu danser à la télé.


Jagat, l'animateur


La foule en délire


Les petits singes-spectateurs dans l'arbre


Le père de Kiran (collègue de François) aka le vieux sage du village et Naomi

Lors du concours, 25 équipes de 5 femmes chacune ont chanté et dansé à tour de role. Entre chaque performance, il y avait une présentation et divers témoignages de gens « importants » de la communauté. Voici quelques équipes de danseuses et chanteuses:








La scène vue de l'arrière


Grand parc dans lequel Théo a pu se défouler toute la journée !


Quelques portraits:


La "coach" de plusieurs équipes, celles vêtues de rouge.



Celle-ci, elle avait de beaux yeux verts, ce qui est rare ici.



François et un drôle de Monsieur

La journée s’est terminé vers 18h30, il était donc temps de rentrer chez soi, mais la soirée était encore JEUNE!

On attend très longtemps dans l’autobus sans trop savoir pourquoi. Le chauffeur a décidé de prendre son repas. Bon, ça va, là on part. Il est environ 19h45. On commence la route et tout à coup on entend un POUF!!!! Immense. Qu’est-ce que c’est : un FLAT!  Première chose que l’on apprend : le chauffeur d’autobus n’a pas de pneu de rechange. Alors on se fait dire que nous repartirons dans une heure. Il commence à pleuvoir. Ce n’est pas grave, les gens veulent s’amuser et danser. C’est reparti, une madale (petit tambour à deux côtés) des chanteurs, des chanteuses et on danse. C’est la fête, on ne ressent pas de frustration, que de la fatigue et de la joie. Curieux me diriez-vous. Au Québec, on aurait crié des bêtises au chauffeur si une telle chose serait arrivée.

Une heure et demi  plus tard, le chauffeur revient avec quoi vous pensez sur sa moto? Non pas une roue de secours mais bien un « jack ». Il n’avait pas de jack! Alors là on se fait dire que le chauffeur prendra la roue arrière pour la mettre en avant et la roue crevée en arrière. Trouvez l’erreur. Finalement, un gentil  conducteur d’un autre autobus TATA passant par là nous donne un autre pneu et nous voilà reparti pour Surkhet. Il était minuit quand nous sommes revenus à la maison alors que nous devions en théorie être revenus pour 19h30. Le temps est élastique. Nous sommes chanceux, Emma  était chez des amis d’école, tranquille. Elle a bien apprécié son temps sans ses parents.  Nous avons tous bien dormi. Théo et Naomi qui nous accompagnaient durant toute cette longue journée, avaient épuisés toutes leurs calories quotidiennes.



Un "Flat" et pourquoi pas continuer la fête.

mercredi 11 août 2010

Une autre incursion dans le petit univers des médias sherbrookois


C'est peut-être un hasard mais les astres journalistiques se sont alignés en même temps cette semaine. Voici un lien vers un article paru dans le journal hebdomadaire Sherbrookois La Nouvelle cette semaine.


Un beau bonjour à tous les sherbrookois et estriens ! Vous êtes les bienvenu(e)s dans notre petit monde virtuel. 

Mangez un bonne grosse poutine pour nous ! On a des carences de crottes de fromages en gains qui font kouik-kouik. Ah, St-Georges aussi, tu nous manques. St-Camille et Wotton aussi bien sur !

Bon j'arrête là sinon j'aurais quelques pages à écrire sur tout ce qui nous manque. On va profiter de notre Dhal Baat Tarkari ! Profitons du riz, ça il n'en manque pas.


mardi 10 août 2010

Reporter amateur

Récemment, j'ai reçu un courriel d'un réalisateur de la radio de Radio-Canada par l'entremise de notre blog. Quelques courriels et tentatives plus tard, on réussit à se rejoindre. Par un heureux miracle, mon téléphone cellulaire a décidé que les ondes passeraient ce jour là !

Cette entrevue était dans le cadre de l'émission Divines Tentations diffusée dans la région de Gatineau les samedi matin.

Voici le lien vers l'extrait vidéo:  CLIQUER ICI

Vraiment surréaliste de s'entendre. Je suis toujours pas certain que c'est moi qui parle.

Bonne écoute !

samedi 10 avril 2010

Namaste !

35 heures

L'équivalent d'une semaine de travail. Il aura fallu 35 longues heures d'attente à l'aéroport, à l'hôtel ou dans l'avion pour s'expatrier à la hâte afind dêtre accueillis chaleureusement à Katmandou. Mais 35 heures d'attentes pour 35 heures de rush qui a précédé le décollage.



Un 35 heures de fou à préparer la maison pour les locataires, peser les valises pour en amener un max, gérer les petits, aller chercher les médicaments, rencontrer les journalistes Isabelle Pion (à La Tribune, voir ci-haut) et Nathalie Hurdle (Les Actualités), séance de photos la journée même avec Sylvain Laroche, les appels des chums et de famille nous souhaitant un bon voyage, etc.etc. Lorsque je voyageais en back pack, ma planification et ma préparation avant-départ se résumait à quelques heures afin de faire un tas de linge sur mon lit, aller veiller avec mes chums la veille et de mettre le tout dans mon sac à dos le lendemain. J'exagère à peine. He bien, maintenant il faut remplacer le mot heures par semaines. Nous avons fait le choix de garder notre maison, nos voitures et nos chiens et bien nous avons choisi le trouble de la planif qui va avec.

La course folle

Ceux qui nous connaissent savent que pour nous, le temps peut être un concept élastique. Nous avons une ponctualité sélective. Cependant, s'il y a une chose qui n'est pas élastique, c'est l'heure de décollage d'un avion !!! Le vol à partir de Montréal était prévu pour 19h50 mercredi le 7 avril. Normalement, il faut arriver 3 heures à l'avance. Or, à 3h nous étions toujours à la maison, à Wotton. Ajoutez à cela 2 heures de route + 30 minutes de traffic + la logistique de trainer 3 enfant + 3 vélos+ 14 valises et 2 poussettes, vous comprendrez que les gens au comptoir d'Air Canada nous ont fait comprendre que l'élastique du temps pouvait péter à tout moment. Heureusement, grâce au merveilleux travail d'équipe de la famille qui est venu nous reconduire, nous y sommes arriver... en courant littéralement à travers l'aéroport car j'en avais pour 800 $ de frais d'excédent de bagages à l'autre bout de l'aéroport. J'ai à peine eu le temps de saluer ma mère et mon père, que nous remercions infiniment au passage.


Les 17 valises tenaient sur 5 buggys. Une fois la gate passée, nous sommes tombés de 10 mains à tout trainer à 4. Nous étions déjà en retard. Il a fallu courir jusqu'à la gate avec tout notre matériel de cabine. Heureusement, il y avait encore une dizaine de personne à embarquer. L'avion ne nous a pas attendu. Mais quelques minutes plus tard et c'était foutu.

Le(s) vol(s)

2 escales et 18 heures de vol c'est mieux que 5 escales et 26 heures de vol ou une claque sur la g $%&" mais tout de même, c'est quelque chose. Surtout avec les enfants. Heureusement, l'agence de voyage nous avait réservé les 4 sièges du centre pour tous les vols. Ainsi, les enfants étaient "pris" entre les deux parents. Les accoudoirs pouvaient se relever pour qu,il puissent s'étendre. Une petite granule de gravol avant chaque vol pour accentuer la fatigue et hop, Théo s'endormit les 2 derniers vols. Pour ce qui est d'Emma, éternelle guerrière du sommeil, c'est le troisième vol qui l'acheva. 

Aucun crise majeure, aucun tympan traitre. Juste un monsieur qui commence à régurgiter toute son assiette sur lui et son voisin dans l'allée à coté de la notre. Le comble, le gars se réveille même pas. Il fait pendant son sommeil. Coudonc, est-il saoul ? Non, y a pas de l'air, répondit Annik. La gêne lui a pris lorsqu'il s'est réveillé à l'atterrissage. Heureusement, il avait une chemise propre dans son sac... 

Tout s'est bien déroulé à notre première escale à Londres. Nous avions 12 heures d'escale avant le vol pour Bahrein. Nous avions réservé une chambre d'hotel la veille au Holiday Inn M4 de Heathrow. Bonne chose, on a pas eu besoin de se casser la tête et c'était la seule chambre disponible dans l'hotel pour un "daily use". 49 pounds, pas si pire pour un 4 heures de sommeil précieux. 

2e escale: Barhain. Petite ile, petit royaume des Émirats Arabes. En tout cas, si vous voulez des vacances bas budget, à rayer de votre liste:


Ils ont des Mcdo en arabe.


Deux chocolatines, un smootie, un cappucino, deux chaussons au pommes vous couteront 30 $ dans la cantine d'une coche inférieure à coté du McDo.


Par contre, si vous voulez participer à un concours organisé par le duty-free store, vous n'avez qu'à acheter un billet. Le prix ? pas un stylo, pas un certificat-cadeaux, juste une petite porsche de l'année. Le cout du billet: à vous de deviner...


L'arrivée

Aux alentours de 17hrs hier, nous foulions le tarmac de l'aéroport de Katmandou. Calme et serein, les douaniers nous accueillaient sans tracas administratifs. Visa émis en quelques minutes, politesse et courtoisie. Notre stress est tombé quand nous sommes arrivés les derniers aux convoyeurs: tous nos morceaux étaient là. Hari Bastola, l'employé du CECI qui venait nous récupérer, nous attendait avec 5 foulards de soie jaunes qu'ils nous mis autour du cou en nous souhaitant bienvenue comme le veut la coutume népalaise. Très bien organisé, un groupe de 3employés à bord d'un VUS et une petite Nissan nous ramena au "passage house" de l'organisation où nos matelas et nos chambres nous attendaient. Zen est un concept ressenti ici. Le temps redevient élastique. Nous sommes à l'aise la-dedans. Malgré la pollution, le manque d'électricité et le traffic de malade, la reconnaissance et le respect du dieu en l'autre est plus capital, d'où la salutation d'usage: Namaste !! Je salue et respecte le dieu en toi.